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Ecotrail de Praz de Lys-Sommand

Une semaine après avoir terminé l’Ultra Trail du Mont-Blanc fin août, j’ai repris l’entraînement sur un rythme tranquille. Je me suis alors rendu compte que non seulement j’ai super bien récupéré, je ne ressens aucune fatigue musculaire et n’ai aucune douleur, mais ma motivation est également restée intacte. Je dirais même que ma motivation n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. Dès la deuxième semaine, j’ai réintégré du dénivelé à mon entraînement… Et 3 semaines seulement après l’UTMB, me voilà à nouveau avec un dossard sur la poitrine. Je suis aujourd’hui au départ de l’Ecotrail de Praz de Lys-Sommand (50km 3750m D+) à seulement une demi-heure de chez moi.

logo2015

Arrivé la veille sur le site du départ, je retrouve David et Philippe, des amis que je croise de temps en temps à l’entraînement à Genève. On discute bien sûr de course à pied, de trail, d’ultra et d’UTMB, puisque David est également un finisher mais de l’édition 2014. On passe un bon repas dans le resto de la station, on rigole bien mais à un moment donné il faut quand même aller dormir, et oui demain à 7h du mat’ c’est le départ.

Je rejoins mon bus VW et m’endors aussitôt.

5h30 mon réveil sonne, je me prépare tranquillement, vérifie mon matériel, remplis ma poche à eau avec la bouteille d’eau minérale achetée la veille au supermarché, puis retourne au resto pour m’y envoyer quelques tartines et un café. A 6h40, après être passé au contrôle du matériel, je rejoins la ligne de départ et retrouve David et Philippe qui sont déjà au taquet. Nous sommes un peu plus de 100 coureurs. Il fait frais mais le ciel étoilé nous annonce une journée radieuse.

Alors que les premières lueurs de l’aube commencent à poindre, le départ est donné et le troupeau s’élance à travers les premières flaques de boue. D’ailleurs mon pied droit y passe même à la première. Ça c’est fait… et 20 mètres plus loin, c’est le pied gauche…ça c’est fait aussi. Dès la première ascension l’air frais me brûle les poumons. Je suis peut-être parti un peu vite, je décide de ralentir un peu et de monter à une allure plus économique. Les poumons vont mieux et je trouve progressivement un rythme qui me convient. Après l’UTMB, ce n’est pas forcément évident de faire la transition avec une course plus rapide comme celle d’aujourd’hui.

David, lui, est parti comme une balle. Je l’ai vu les 10 premiers mètres puis, plus personne. Il m’avait dit qu’il allait tenter de faire un bon temps. Je ne pensais pas à ce point là.

Malgré la fraicheur, il ne faut pas que j’oublie de m’hydrater, par ces températures, on se fait souvent piéger. Je prends 2-3 gorgées de ma poche à eau… berk! Elle a un drôle de goût cette eau… Bizarre, c’est pourtant de l’eau minérale et j’ai pourtant bien lavé la poche. C’est peut-être le goût du café que j’ai encore dans la bouche…

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Arrivé à la Pointe de Couennasse (et oui vous avez bien lu…) après 650m de dénivelé, nous assistons à un lever du soleil magistral. Les premiers rayons horizontaux viennent balayer la brume qui coiffe les crêtes. Le givre qui recouvre les hautes herbes donnent à l’atmosphère un air cristallin et les ombres gigantesques des coureurs qui me précèdent créent un tableau des plus surréalistes. Mes jambes vont bien, mon souffle va bien, ma tête va bien, tout va bien. Je décide cependant de ne pas m’enflammer. Après l’UTMB, je me rends compte que j’ai inévitablement tendance à sous-estimer la distance que je dois parcourir aujourd’hui. Il s’agit quand-même de 50km avec un assez gros dénivelé…

La descente, plutôt raide et technique commence déjà à me chauffer les quadriceps, mais à peine arrivé en bas nous attaquons le second col de cette belle matinée. Un petit ravito au passage et c’est reparti. Le paysage est vraiment magnifique, je ne connaissais pas trop ce coin, dire que c’est à côté de chez moi. J’ai même droit de temps en temps à une vue imprenable sur le Mont-Blanc. Mon esprit se projette automatiquement 3 semaines en arrière, je me remémore les moments forts que j’y ai vécu. Ça me dope le moral. Je reprends  quelques gorgées de ma poche à eau….Pouahh, dégueux… cette eau à un goût un peu acide et rance. Ça y est! Je crois que j’ai compris. En remplissant ma poche ce matin dans l’obscurité, dans mon bus, je me suis trompé de bouteille. Je l’avais pourtant vu cette vieille bouteille qui traînait depuis des semaines sous le siège du passager. Cette eau à connu la canicule de cet été, elle a eu le temps de bien macérer. Rien que d’y penser je commence à avoir mal au ventre. Bon, j’essaie de ne pas y penser.

Arrivé au sommet du col de Sommand, après 18km et 1300m de D+, nous basculons et attaquons la descente vers Sommand, là où nous avions pris le départ. La descente est rapide, pas trop technique. La musique à fond dans les oreilles, je décide d’appuyer un peu sur le champignon.

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A Sommand, nous avons bouclé les 20 premiers km. Je me prends un bon gros ravito sans trop perdre de temps et sans oublier de changer l’eau de mon Camelbak et attaque la seconde boucle qui fait 30km. Je commence un peu à sentir mes jambes. J’avale un gel. Les 500m de D+ qui me mènent au Col de Chavannais sont laborieux. J’ai beau me sentir en forme, j’ai quand même encore de la fatigue résiduelle suite à l’UTMB. Qu’à cela ne tienne, je suis ici pour le plaisir alors je profite. Je profite du paysage, de l’effort, de la satisfaction de chaque mètre grimpé, de ma douleur au ventre… non ça je ne peux pas en profiter. Je sens en plus un début de fringale. Je reprends un gel, je bois, ralentis un peu et essaie de ne pas penser à la douleur.

Arrivé en haut, je suis bien content de redescendre derrière. Malheureusement pas pour longtemps. A peine 300 mètres de dénivelé négatif et c’est reparti pour le troisième col de la journée. Le plus long. Le plus haut. Le plus dur. Et la fringale c’est bel et bien installée et mon mal de ventre aussi. J’ai même envie de vomir. Je ne sais pas trop quelle genre de bactéries grouillaient dans mon eau mais je préfère ne pas y penser.  Le nouveau gel que j’ingurgite ne fait rien. Il me faut un Coca. C’est la seule chose qui pourrait me faire passer l’envie de vomir. Hélas avant le prochain ravito, je dois arriver au sommet de la pointe de Chalune, 600m de dénivelé ultra raide puis redescendre de 700m derrière. Je vais passer un grand moment de doute. Je pense même à arrêter, à vomir sur le bord du chemin. Puis je repense à l’UTMB. Non, je dois m’accrocher. La musique dans les oreilles je cherche tous les moyens pour ne pas penser et avancer en limitant les dégâts.

Au ravito tant attendu du Foron, je trouve  le Coca tant attendu également. Je sirote quelques gorgées pour commencer. Ahhhh ça fait du bien! Quand je vois que ça va mieux, je me vide une demi bouteille d’1 litre et demi. Ça y est, je vais beaucoup mieux. Y a pas à dire le Coca a quand-même certaines vertus qu’on ne peut pas lui enlever. Sur la lancée je m’envoie quelques tranches de pain avec du saucisson et du fromage. Oui je vais vraiment mieux.

Je repars survolté à l’assaut des 15 derniers kilomètres. Il reste 3 petits cols que j’avale comme des petits pains tout en dépassant une bonne brochette de coureurs. J’arrive au sprint à Sommand dans une forme éblouissante en 8h39′ à la 19ème place V1. Je retrouve David qui à terminé il y a déjà une heure à la 4ème place. Chapeau bas l’artiste! Philippe est là aussi mais malheureusement il a du abandonner à mi-parcours. Pour lui c’était un jour sans.

On discute encore un peu, on se raconte nos courses respectives puis je retourne à mon bus pour ne pas attraper froid. Et là, qu’est-ce que je trouve? Un bouteille d’eau bien fraiche et intacte du supermarché à côté d’une vieille bouteille, vide, dont l’étiquette a perdu de ses couleurs après de longues journées d’exposition au soleil…

Le film de la course ici

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