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Un tour de cadran à Villeneuve

Une année après ma grosse déception aux 24h de Villeneuve où, après 14h de course, je m’étais blessé à un releveur, me voici de retour mais sur le 12h. En effet, en ce mois d’avril froid et humide, je me sens plus à même de faire une performance sur un 12h qu’un 24h. Je me suis astreins à des entraînements longs mais en travaillant ma vitesse avec du fractionné et du seuil. Quelques sorties de 50km en moins de 4h m’ont convaincu de m’aligner aujourd’hui sur le 12h. La vitesse que je vais adopter aujourd’hui, je l’ai beaucoup travaillée ces 2 dernières semaines. Je vais partir en 5’40”/km et essayer de tenir ainsi jusqu’au bout.

Quand j’arrive à Villeneuve ce matin à 10 h, je suis content de retrouver Jean-Luc l’organisateur, mais aussi d’autres coureuses et coureurs rencontrés l’année dernière. Je fais également la connaissance d’Eric Bonnotte, adepte de très longues distances et qui s’est notamment illustré en remportant des Ultra trails. Un sérieux concurrent sur le 12h. Même si je ne peux pas faire le poids sur un trail, je sais que sur route, j’ai mes chances…

L’ambiance est familiale, j’aime ça, la notion de plaisir est au rendez-vous. Même si chacun sait qu’il va souffrir, aucune tension n’est palpable. Au départ, quelques coureurs partent comme des balles, ce sont les participants du relais. Je suis d’emblée mon plan de course: 5’40”/km. Le peloton s’étire tranquillement. Au terme du 1er tour, long de 1,7 km, je ne regarde pas l’écran d’affichage du classement provisoire, je suis trop concentré sur mon allure et puis, à quoi bon penser au classement alors qu’il reste 11h50 de course !

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Je continue donc à mon rythme sans savoir à quelle place je me situe. Ce n’est qu’au 5ème tour que je jette un oeil sur l’écran, je suis provisoirement 2ème, suivi par Eric. Le 1er, je ne le connais pas.

Après 2 heures de course, je commence à dépasser beaucoup de coureurs. Je sens que le rythme de chacun a considérablement chuté. Est-ce que la plupart est parti trop vite ou est-ce moi qui ai accéléré ? Non, ma montre indique toujours 5’40”/km, 10 min par tour. Je commence par perdre la notion du temps et de la distance. C’est bon signe, en général, quand je rentre dans ce genre d’état, je ne sens plus ni douleurs ni fatigue, je cours simplement, sans me poser de questions. D’ailleurs, je ne sais plus après combien de kilomètres c’était, mais lorsque furtivement je guigne l’écran de contrôle, je remarque que je suis à présent 1 er au classement provisoire, suivi d’Eric, qui a un tour de retard. Celui qui était 1er a dégringolé à la 3 ème place. Je regarde aussitôt ma montre en évitant de m’emballer, on est même pas encore à mi-course. 5’40”/km, mon allure est tellement stable, que parfois je me demande si ma montre  ne s’est pas figée.

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Je rattrape Eric, j’ai désormais 2 tours d’avance, 3,4 km. Aussitôt, je fais un tas de calculs dans ma tête. La fatigue aidant, mon cerveau a de la peine avec les chiffres mais j’en arrive tout de même à la conclusion que rien n’est encore joué.

A l’entame de la 2ème moitié, mes jambes vont bien, le souffle va bien, la tête aussi, bref, tout va bien.

Tous les 5 à 6 tours, je remplis ma gourde et tous les 2 tours j’attrape un bout de banane. De temps à autre je prends un gel mais globalement je cours en mode « économie » et n’ai pas trop besoin de me ravitailler.

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Je ne me rends plus très bien compte du nombre de tours que j’ai effectué mais après avoir pris encore un tour à Eric, puis encore un autre, j’ai à présent 4 tours (6,8 km) d’avance. Je consolide ma 1ère place. Mais tant que les 12h ne se sont pas écoulées, je ne veux me réjouir de rien.

22h, ça fait 10h que je cours non-stop, à part quelques ralentissements au ravito. Ma montre indique… 5’40”/km. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté. Seules mes jambes bougent. D’ailleurs, je les observent et ai l’impression qu’elles ne font plus partie de mon corps. J’ai à présent 6 tours d’avance sur Eric. Je réalise que même en marchant il ne peut plus me rattraper. Je pourrais terminer tranquillement en trottinant pour apaiser les douleurs dues à la fatigue, mais je me sens bien comme ça. J’ai envie de savourer ces instants d’euphorie, je suis en transe. Et puis je viens de courir 11h non stop à la même allure sans jamais ralentir ne serait-ce que d’une seconde au km alors c’est décidé, je vais courir la dernière heure à la même allure. Jusqu’au bout.

A 11h42 de course, je passe sur le tapis de chronométrage, il me reste 18 minutes à courir. J’ai couru chaque tour en 10 minutes depuis le début. J’essaie d’accélérer un peu pour essayer de placer encore 2 tours mais à présent je commence à être vraiment cuit, je fais encore un dernier tour en 10 min en donnant tout ce que j’ai. 11h52′ de course, il me reste 8 minutes pour faire un tour, c’est trop court. Mon compteur sur l’écran de chronométrage s’arrête donc à 124,811 km. Plus de 10 km d’avance sur Eric, 2ème.

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Trop content de remporter cette course et vraiment satisfait de la distance parcourue qui, parait-il est une performance d’un très bon niveau. Je me rends compte que ce genre de course me convient à merveille. Tout ça annonce de belles choses pour la suite de la saison. Encore un grand merci à Jean-Luc et toute son équipe de bénévoles qui assurent comme d’habitude une organisation au top.

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